Design : tendances, actualités et réflexions
Design : tendances, actualités et réflexions
19 janvier 2026
Ce qui se joue maintenant : les signaux que tout le monde regarde
- Maison&Objet occupe la scène avec "Past Reveals Future", du 15–19 janvier 2026, et ses parcours In The City. Les sélections "What’s New?" d’Elizabeth Leriche, Rudy Guénaire et François Delclaux mettent la pression sur les marques et les pros. En clair, ce salon peut reclasser les goûts et déclencher des commandes.
- Les prix changent le récit, et ça se voit dans le Global Award for Sustainable Architecture 2024. Cinq lauréats, dont des collectifs et des architectes du Moyen‑Orient, du Bangladesh et du Brésil, sont distingués pour des démarches où la pédagogie et le social comptent autant que l’esthétique. Résultat : la durabilité devient un critère public, pas un bonus discret.
- Les rendez‑vous pro adoptent un format plus technologique, et RELEASE [AEC] comme EspritContract montent en puissance. On y confronte l’IA (intelligence artificielle, des logiciels qui automatisent et proposent des options) et le BIM (maquette numérique partagée pour coordonner un projet) aux contraintes du terrain. Avec des keynotes et des démos, le message est simple : si vous ignorez ces outils, vous perdez du temps et du contrôle.
Le marché bascule : l’hôtellerie accélère et le “contract” change les règles
- Le contract rebondit et structure l’activité, et ce mot revient partout. Le contract, c’est l’aménagement pour les professionnels comme l’hôtellerie, les bureaux et les espaces hybrides, avec des exigences de normes et de maintenance. Il tire le sur‑mesure et le reconditionné, et devient un vrai moteur économique.
- La demande en hôtellerie explose grâce aux ouvertures et aux rénovations, et les éditeurs le confirment. Ligne Roset parle d’une croissance notable du segment hôtelier et d’un contract sur mesure qui pèse 10–15 % du CA pour certains acteurs, avec des offres qui s’étendent à l’hôtellerie de plein air et navale. Dans ce contexte, l’expérience client devient un brief aussi important que le mobilier.
- La seconde vie se professionnalise, et l’économie circulaire sort du discours. Vitra Circle illustre ce mouvement avec la reprise et le reconditionnement, c’est‑à‑dire remettre en état pour prolonger l’usage et vendre autrement. Le client achète une pièce et un récit, et les marques y gagnent une différenciation immédiate.
La nouvelle déco : plus de vivant, plus d’IA, plus d’éco‑responsable
- Le slow living s’impose comme une méthode, pas une ambiance Instagram. Il pousse à "habiter moins vite" avec lumière naturelle, matériaux pérennes et valorisation de l’existant, pour éviter de refaire tout le temps. Au fond, on conçoit pour durer, et ça devient une stratégie anti‑gaspillage.
- Le passé revient fort, et "Past reveals future" résume l’époque sans détour. Rééditions, références Art déco et revival années 70 circulent dans les collections, avec l’envie de pièces singulières plutôt que du déjà‑vu. Ce retour au patrimoine crée un mélange héritage et néo‑futurisme qui peut réorienter un intérieur en une seule décision.
- Les innovations donnent un coup d’accélérateur, et elles touchent autant les outils que la matière. L’IA et la modélisation générative (des logiciels qui proposent plusieurs versions de plans et d’images) accélèrent plans, visualisations et analyses énergétiques, pendant que la biofabrication (fabriquer avec du vivant) met en avant algues et mycélium. Ajoutez le low‑tech (solutions simples, réparables, souvent locales) et des produits modulaires comme USM Soft Panels, et vous obtenez une nouvelle norme : faire mieux, avec moins d’impact et plus d’usage.



