Automobile : tendances, actualités et réflexions

Automobile : tendances, actualités et réflexions

11 janvier 2026

Le neuf s’écroule : ce que personne ne veut vraiment regarder

  • Le marché français reste morose après 2025, et la cassure est profonde. Les immatriculations ne retrouvent pas 2019, avec environ 1,6M en 2025 contre 2,6M en 2019. Ce n’est pas un simple trou d’air : c’est un retournement durable qui change les habitudes d’achat.
  • L’occasion prospère pendant que le neuf peine à convaincre. Beaucoup d’acheteurs repoussent leur décision et prolongent la vie de leur voiture actuelle. Ils voient trop de contraintes au quotidien, et ils préfèrent attendre plutôt que de se sentir piégés par un mauvais choix.
  • Les VE (véhicules électriques, des voitures alimentées par une batterie) progressent, mais sans sauver l’ensemble. Ils atteignent environ 20% du marché neuf en 2025, ce qui est un vrai basculement. Pourtant, l’effondrement des thermiques et la baisse globale des volumes gardent l’industrie sous pression, malgré cette montée.

Électrique, SUV, robots : la mutation qui arrive plus vite que vous ne le pensez

  • La demande reste atone parce que l’électrique ne rassure pas encore tout le monde. L’autonomie baisse en hiver, la charge peut être lente, et la fiabilité inquiète. Le réseau de réparation semble encore trop faible, ce qui pousse à attendre avant de signer.
  • Les SUV (véhicules hauts, souvent plus lourds et volumineux) étouffent le reste du choix. Plus de la moitié des ventes sont désormais des SUV. Berlines, breaks, coupés et monospaces deviennent marginaux, et la diversité se réduit même quand les gammes semblent plus nombreuses.
  • Le CES 2026 met en avant la robotique, avec robots humanoïdes et robot‑taxis en test, et ce n’est pas qu’un show. Un robot‑taxi, c’est une voiture pensée pour un service de transport sans conducteur. La promesse est double : automatiser des lignes de production et bousculer la mobilité avec de nouveaux services qui changent les règles.

Guerre des marques, des batteries et des règles : le secteur sous tension

  • Les leaders bougent, et le symbole le plus fort est là : BYD détrône Tesla sur le bilan 2025. Cela montre une concurrence chinoise qui pèse à l’échelle mondiale, et une géographie du pouvoir qui se déplace vite. BYD renforce aussi sa présence en Europe via un partenariat avec Mediawan, pour installer sa marque dans les têtes.
  • Les constructeurs historiques résistent, mais chacun joue sa survie à sa manière. Renault reste en tête par groupe en France, Dacia tient le volume, et la Clio V comme la Renault 5 marquent 2025. Stellantis est en difficulté globale, même si des progressions locales existent, par exemple Citroën sur la C3, pendant que Mercedes décroche la Voiture européenne de l’année 2026.
  • Le vrai nerf de la guerre, ce sont les batteries, les usines et la réglementation qui peut tout bloquer. L’architecture 800V (une technologie de batterie haute tension qui vise une charge plus rapide) fait rêver, mais les résultats restent inégaux malgré des promesses comme +800 km sur des modèles tels que Volvo EX60. Les gigafactories (grandes usines de batteries) et l’intégration verticale (un groupe qui contrôle plusieurs étapes de production) reconfigurent l’Europe, avec Verkor en France, tandis que l’homologation (validation officielle pour vendre) a déjà ralenti des livraisons Tesla en Europe, et que le lithium d’Atacama devient stratégique via la coentreprise Codelco‑SQM au Chili.

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